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Jusqu’au début des années 1950, il y avait encore des terres agricoles, des fermiers et des maraîchers à Ville Mont-Royal. Le fameux melon de Montréal a d’ailleurs été longtemps cultivé ici. Près de 70 ans plus tard, l’idée de produire local dans la cité-jardin revient de plus belle. Décryptage des débuts de la première politique d’agriculture urbaine, adoptée en avril dernier, avec le maire Philippe Roy.
Le fameux melon de Montréal a longtemps été cultivé ici, à Ville Mont-Royal. PHOTO COURTOISIE VILLE DE MONT-ROYAL ARCHIVES (STATION MONT-ROYAL) Quels changements peut-on observer avec le début de cette première politique d’agriculture urbaine dans la communauté?
(PHILIPPE ROY) Premièrement, notre but est de favoriser et d’encourager le plus possible la culture de fruits et légumes. Avant l’adoption de cette politique, par exemple, il n’était pas permis de faire pousser des légumes dans la cour avant d’une maison. C’est maintenant permis! La Ville fait aussi son effort en introduisant des aménagements paysagers comestibles.
(SMR) Justement, la Ville a différentes cultures cette année, telles que des plantations de fines herbes, des fleurs comestibles et des légumes au parc Wicksteed et au parc Jubien, et d’autres légumes comme des patates douces et du kale un peu partout dans la ville. Est-ce que ces plates-bandes gourmandes sont en libre-service?
(PR) Non, on n’invite pas (encore) les gens à venir récolter. C’est notre service d’horticulture qui va faire la récolte. En fonction de ce qui va être récolté, soit on le distribuera aux résidants, soit on en fera don à une banque alimentaire.
(SMR) Il y a une belle faune urbaine à Ville Mont-Royal, dont beaucoup d’écureuils et de lapins. Un citoyen pourrait-il clôturer son potager situé devant sa maison pour empêcher les lapins de brouter ses végétaux, par exemple?
(PR) La question est intéressante. J’ai moi-même placé du grillage à poules autour de mon potager dans ma cour arrière et les animaux y semblent moins intéressés. Mais en façade d’une maison, il y a un défi. Par quoi pourrait-on remplacer les clôtures, afin que ce soit beau? C’est une question que l’on va se poser. L’objectif d’une politique est de s’adapter au fur et à mesure que l’on avance.
(SMR) Qu’en est-il d’avoir des arbres fruitiers à Ville Mont-Royal?
(PR) Ce serait une bonne idée d’en avoir dans les parcs. Il faudrait voir comment on pourrait faire ça avec les gens de notre service d’horticulture, mais on n’a pas amorcé ce projet cette année.
(SMR) Est-ce que vous pensez que Ville Mont-Royal pourrait devenir une ville nourricière sur le long terme?
(PR) Oui, tout se peut. Il y aurait des investissements plus importants à faire et ça impliquerait d’avoir des serres fermées sur des toits plats. D’ailleurs, on a plusieurs toits plats à Ville Mont-Royal qui s’y prêteraient bien. Or, ce n’est pas quelque chose qui est envisagé à court terme, mais c’est un bel objectif à se donner.
Note: L’entrevue a été éditée par souci de concision.
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