Devrais-je, honnêtement, me réjouir de la fermeture d’un journal concurrent, ou me désoler d’un recul de la démocratie locale ? Les deux possiblement, mais le problème est malheureusement bien plus grand que ça.
PHOTO JOURNAL STATION MONT-ROYAL Peut-être, notamment au niveau des retombées publicitaires, y soutirerais-je quelques avantages, mais il s’agit ici de la fermeture d’un journal qui avait sa raison d’être, et proposait une très bonne couverture des affaires municipales.
La fermeture de L’Express Mont-Royal est un triste prolongement de la crise des média qui sévit partout, précisément chez les journaux locaux. L’intérêt moindre des annonceurs sur support papier et la migration des placements publicitaires vers le web et les réseaux sociaux font que, indubitablement, le journal papier à la petite semaine repose sur un modèle qui est peut-être simplement dépassé.
Si le Journal Station Mont-Royal – que vous lisez en ce moment – n’est pas épargné par tous ces bouleversements médiatiques, son plan d’affaires semble mieux adapté à la réalité d’aujourd’hui. En proposant une publication papier de qualité à tous les trois mois qui fait le bilan des événements marquants du dernier trimestre, et une publication web à la semaine, le journal Station Mont-Royal, que je dirige, est, peut-être, dans sa forme actuelle – et l’avenir nous le dira – le prototype du journal de quartier de demain.
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