À l’aube des fêtes de fin d’année, et de la venue de l’hiver, le Collectif bienvenue lance un cri du coeur afin de trouver un maximum de ressources pour poursuivre leur mission. Celle d’aider les demandeurs d’asile les plus vulnérables à Montréal, à débuter convenablement leur nouvelle vie au Canada.
Les membres du Collectif bienvenue se rassemblent souvent dans ce qui se trouve à être leur quartier général: le Café Felice, situé dans le quartier Mile End. Sur la banquette où leur projet à commencer, on trouve de gauche à droite: le bénévole monterois, Philippe Bélanger, deux des cofondatrices de l’organisme, Claire Trottier et Noelle Sorbara, ainsi qu’une troisième résidante d’Outremont, bien investie pour la cause, Rani Cruz. PHOTO LE JOURNAL STATION MONT-ROYAL En 2017, 24 980 demandes d’asile ont été présentées au Québec, dont 75,3 % ont été déposées par des personnes qui sont arrivées de façon irrégulière (par le chemin Roxham en Montérégie notamment), selon les chiffres officiels du ministère de l’Immigration. Or, avant d’obtenir leur statut de réfugié, « ces gens-là peuvent être dans les limbes juridiques pendant quasiment deux ans », explique le bénévole monterois du Collectif bienvenue, Philippe Bélanger, un avocat de métier.
Ils n’ont pour ainsi dire pratiquement rien lorsqu’ils arrivent ici, raconte ce dernier. Au point où il lui est déjà arrivé de voir une « dame assise avec son bébé sur une chaise pliante, dans un 3 1/2 complètement vide dans Côte-des-Neiges. » S’il ne lui avait pas apporté d’urgence un lit ce jour-là, elle aurait autrement dû coucher par terre, laisse-t-il savoir.
En fait, « on est le lien entre leur départ du YMCA et leur installation dans un logement », indique-t-il, en précisant que le Collectif vient surtout en aide aux gens les plus vulnérables, telles que des mères monoparentales ou encore des femmes enceintes.
Né d’un besoin criant d’aider les demandeurs d’asile les plus démunis, le Collectif bienvenue a été créé en novembre 2017 par Valérie Gobeil (avocate de formation qui travaille dans une entreprise de technologie), et deux Outremontaises: Noelle Sorbara (consultante pour les organismes à but non lucratif) et Claire Trottier (professeure à l’Université McGill).
L’organisme à but non-lucratif a offert une aide transitoire à pas moins de 300 familles depuis ses débuts. Une expérience que Noelle et Claire, mais aussi Philippe, qualifient de « très gratifiante.»
Appel à la générosité
Il y a mille et une façons d’aider au sein du Collectif, soit en faisant des dons, ou bien encore en investissant de son temps comme bénévole. Il est possible d’être jumelé à une famille, et devenir ainsi un groupe de bienvenue, pour aider les demandeurs d’asile à s’installer convenablement notamment.
« Nous ne sommes pas le Clan Panneton! », s’amuse à dire Philippe, « mais nous avons une fourgonnette « Econoline » à notre disposition pour venir récupérer, gratuitement, tout ce qui peut être utile aux demandeurs d’asile. » Bottes et manteaux d’hiver, vêtements pour enfants, lits ou matelas, pour voir la liste complète des besoins essentiels demandés, et en savoir plus sur comment s’impliquer au sein du Collectif, rendez-vous à l’adresse: welcomecollective.org
Depuis le début de 2018 jusqu’au 31 août dernier, 18 145 demandes d’asile ont été déposées au Québec alors que pour la même période en 2017, 15 055 demandes avaient été reçues. En date du 31 août 2018, les cinq principaux pays de naissance des demandeurs d’asile au Québec sont le Nigéria, l’Inde, le Mexique, les États-Unis, et Haïti. Source: Immigration, Diversité et Inclusion Québec |
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