PHOTOS COURTOISIE
Andrée de Sève dans son atelier.Formée en graphisme à l’Université Concordia, mais agent de bord de carrière, Andrée de Sève a 71 ans et un air bien familier à Villemo. Alors qu’elle assure la vice-présidence de l’organisme culturel Arttram depuis 2016, cette aquarelliste de passion cultive aussi sa fibre artistique depuis plus de 35 ans. Retour en images sur quelques pans de sa vie à travers son art.
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Ses débuts à New York. En 1985, mon mari décroche un poste aux États-Unis et on part vivre à New York pendant près de quatre ans. Sur place, je fais la rencontre marquante de Betty Sandjeck, une Américaine qui m’enseigne le sumi-é. Le sumi-é est un art japonais, mais d'origine chinoise, qui se fait avec de l’aquarelle et des encres sur une feuille de riz. C’est ce qui me propulse dans le monde de l’aquarelle. En 1987, une quinzaine de mes oeuvres sont exposées à la Délégation générale du Québec à New-York. Et je les vends quasiment toutes ! -
Au Maine. C’est le titre de ce tableau. Je pense que ça vient de lorsque j’étais petite, mes parents m’amenaient souvent à Old Orchard. Je me rappelle que j’y passais mes étés, et que je jouais beaucoup dans la mer. C’est vrai que la mer est un sujet qui revient souvent dans mes créations. C’est peut-être pour ça, en fait, que je suis si près de l’aquarelle: j’aime beaucoup l’eau! -
La mort. J’ai une amie qui est décédée il y a six ans et je ne sais pas comment cela m’est venue mais j’ai peint une grue perdue dans une tempête, avec son regard tourné vers le ciel. Cette représentation évoquait beaucoup son départ. Aujourd’hui, c’est sa soeur qui possède cette oeuvre. Mais après ce tableau, j’ai fait toute une série d’aquarelles avec des grues du Mandchourie, appelées aussi grues du Japon. Ce sont des oiseaux que je trouve extraordinaires. -
L’Égypte. Voici une production récente, qui s’appelle Mats au vent. Elle vient de remporter le 3e prix de l’exposition annuelle de l’Atelier d’aquarelle Le Partage (un groupe d’aquarellistes de Laval). C’est une inspiration des felouques d’Égypte… puis ce ton de rouge est aussi une couleur très présente là-bas. Mais c’est une création tout à fait spontanée, car ça doit faire à peu près 15 ans que je suis allée en Égypte, je pense. -
Le changement. Je suis constamment à la recherche de nouvelles techniques et de nouvelles façons de travailler. J’ai suivi un atelier il y a quelques mois avec le grand portraitiste, Luc Boivin, qui travaille l’aquarelle. Je suis complètement sortie de ma zone de confort, en faisant des visages. Moi qui dessinais tout le temps quand j’étais plus jeune, j’ai réalisé que je n’avais pas travaillé le dessin du personnage depuis longtemps.
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